Approche par les besoins

 

Il s’agit d’évaluer à partir de la demande d’un enfant, d’un parent, d’un proche, d’un professionnel, la satisfaction qualitative et quantitative suffisante des besoins fondamentaux de l’enfant par ses parents et son environnement garantissant son développement harmonieux. La parole de l’enfant, son point de vue, contribue à cette évaluation.

Un plan d’action précis, singulier et adapté pour pallier les manques sera construit si besoin avec les parents, en s’appuyant sur les ressources qu’ils pourront mobiliser. La temporalité de l’enfant, celle de sa famille et celle des professionnels sont à prendre en compte.

Analyser et définir en quoi l’intervention des professionnels est vraiment utile, est essentiel.

Une analyse précise de la situation conduit à une appréciation fine par le double prisme de la dimension en termes de forces/faiblesses, facteurs de protection/facteurs de risques avec les parents. Ils sont acteurs à part entière pour réfléchir aux raisons de leurs actions ou inactions, leurs difficultés et à la manière dont ils pourraient mieux soutenir leur enfant.

L’approche par les besoins confère aux parents, aux familles une place entière. Corrélativement, il en va de même s’agissant de celle des professionnels. Se pencher avec les parents et l’enfant sur leurs besoins, conduit à orienter l’observation sur les ressources qui sont disponibles autour de lui et sur la manière dont les professionnels s’impliquent. Il s’agit d’une part de mettre la famille en situation d’amélioration et d’autre part de s’assurer que les réponses nécessaires aux besoins fondamentaux universels, spécifiques et particuliers sont effectivement mises en place, et s’avèrent opérantes.

La démarche globale vise la participation active de l’ensemble des personnes concernées par la question des besoins de l’enfant, qui s’appuie sur ses forces et celles de ses parents et de son entourage. Chacun par une meilleure compréhension des objectifs, des valeurs, des contraintes et des difficultés des autres, peut ajuster son action, y compris en mobilisant de nouvelles ressources.

L’idée est bien celle de « communautés éducatives »1, mobilisées autour d’enfants et de jeunes exprimant des souffrances et des difficultés plus ou moins graves et persistantes.

 

1 Cf. « Protéger les enfants et aider les parents » de C. CHAMBERLAND.